Deux mains tendues l'une vers l'autre sous un ciel nuageux

Blog · 3 min de lecture

Les langages de l'amour : comment sais-tu que je t'aime ?

Connaissez-vous les langages de l'amour ? Ils sont plus précieux que tous les cadeaux, et nos enfants y sont très sensibles.

Les voici, tirés des ouvrages de Gary Chapman : le toucher, les moments partagés, les paroles valorisantes, les services rendus et les cadeaux. Chacun de nous se sent aimé par un, deux ou trois de ces langages.

Une question à poser

Je vous propose de demander à chacun de vos enfants, individuellement, dans un moment doux : « Comment sais-tu que je t'aime ? »

  • L'un dira : « Parce que tu me le dis, tu m'encourages. » (paroles)
  • Un autre : « Parce que tu nous prépares de bons repas, tu m'aides à réparer ma trottinette. » (services rendus)
  • Un autre : « Parce que tu me fais des câlins, des massages. » (toucher)
  • Ou encore : « Parce que tu joues avec moi. » (moments partagés)
  • Ou : « Parce que tu m'as offert ce crayon à pompons. » (cadeaux)
Une mère embrasse son fils qui rit aux éclats, devant un lavabo

Une parenthèse sur les cadeaux : tous les enfants les aiment. Mais celui dont c'est le langage principal regarde, utilise et chérit le cadeau parce que c'est vous qui le lui avez offert, alors qu'un autre n'y repensera pas forcément. Il en va de même pour les autres langages : tous les enfants aiment qu'on leur rende service, mais celui dont c'est le premier langage se sent spécialement aimé quand on fait quelque chose pour lui.

Le temps, une exception

Pour moi, le temps fait exception. Il est fondamental et aucun autre langage ne peut le remplacer. On le sait : quand on tombe amoureux, on passe un maximum de temps ensemble. Passer du temps de qualité avec ceux qu'on aime est normal, naturel, essentiel. On ne peut pas le contourner, sans conséquence sur le lien.

Chez moi

Ma fille, dont l'un des premiers langages est les cadeaux, a tout autant besoin que ses frères que je prenne le temps de l'écouter. Mais si je lui offre ce fameux crayon à pompons, elle l'utilisera en pensant à combien je l'aime, alors que ses frères le laisseront peut-être traîner sans soin particulier.

Pour l'un de mes fils, c'est clairement le toucher. Il me serre très fort et me dit combien il aime les câlins.

Un père soulève son jeune fils dans les airs au bord d'un lac, en automne

Pour l'autre, ce sont les services rendus : l'aider à faire une recherche sur internet, réparer un habit qu'il affectionne, aller chercher quelque chose pour lui.

Tous ont besoin que je passe du temps de qualité avec eux. Et moi aussi : dans ces moments, je profite vraiment d'être maman et je sors du « faire ».

En famille

Je vous propose de prendre un temps en famille pour partager ces langages, les dessiner, les écrire et les afficher. Cela permet de se souvenir de qui est nourri par quoi, d'en reparler, de l'intégrer, et de faciliter aussi la relation entre frères et sœurs.

À lire aussi