Bottes d'un enfant et d'un adulte, côte à côte sur un chemin de terre

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Modélisation : nous parlons plus à nos enfants quand nous ne disons rien

Nous parlons plus à nos enfants lorsque nous ne disons rien. Que veut dire cette drôle de phrase ?

Que nos enfants apprennent beaucoup plus de nous quand ils nous observent que lorsque nous essayons de leur expliquer quoi faire et comment.

Le calme se montre

Parfois, nous sommes agités à l'intérieur et nous demandons le calme à l'extérieur. Nos enfants le sentent et ont du mal à s'aligner, car ils perçoivent que nous ne sommes pas congruents. Si nous avons besoin de calme, allons d'abord le chercher à l'intérieur, quitte à sortir deux minutes sur le balcon pour respirer. Ensuite, nous pourrons amener le calme que nous souhaitons.

Les émotions sont contagieuses : en quelques instants, nous nous accordons à l'état de la personne qui se trouve dans la pièce. On parle souvent des neurones miroirs à ce sujet, même si les chercheurs débattent encore de leur rôle exact. C'est une des raisons pour lesquelles les colères de nos enfants peuvent nous mettre en colère. Si nous en prenons conscience, nous pouvons choisir d'être celui ou celle qui amène le calme plutôt que celui ou celle qui est submergé·e.

Un père et son jeune fils marchent pieds nus au bord de la mer

La culpabilité aussi

Si, quand je pars travailler, je me sens coupable, j'enseigne à mes enfants à se sentir coupables. Ils m'écoutent, ils m'observent, ils me sentent. J'ai donc la responsabilité de faire des choix alignés avec mes valeurs, car les premiers à ressentir cette dissonance sont mes enfants.

Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais notre terrain de croissance est là. Chaque fois que je sens un malaise, une dissonance, une culpabilité, je peux en prendre conscience et saisir cette occasion de grandir dans ce domaine.

Si j'ai amené dans ma famille une valeur que je ne souhaitais pas, je peux arrêter, là, tout de suite. Je peux me pardonner et commencer quelque chose de nouveau. Pas besoin de me morfondre ni de me culpabiliser. Je peux le reconnaître, demander pardon à mes enfants si je sens que c'est juste, et remplacer cette valeur par ce que je souhaite sincèrement.

Notre rapport aux règles

Nous prenons beaucoup de temps et d'énergie à enseigner les bons comportements, et nous oublions parfois tout ce que nous modélisons. Les règles comptent, mais ce que nos enfants observent et reproduisent, c'est notre rapport aux règles.

Un exemple personnel : j'ai parfois tendance à repousser un peu les limites du temps et à regarder une vidéo de plus que ce que je m'étais fixé. Mes enfants font pareil. Ils sentent que je ne suis pas très alignée dans ce domaine et ils sentent la faille. Si je veux que cela change, je dois commencer par moi : regarder ce qui me fait agir ainsi, creuser un peu mes pensées à ce sujet. Je ne peux pas leur imposer de vivre quelque chose où je ne suis pas exemplaire (c'est d'ailleurs souvent ce qui énerve le plus ;-).

Dans un autre domaine, je suis surprise de voir combien ma fille aime ranger, comme moi, sans que j'aie passé beaucoup de temps à lui apprendre comment faire.

Nous enseignons beaucoup plus à nos enfants lorsque nous ne disons rien. Soyons exemplaires ;-)

Un mot sur le coaching

Personnellement, c'est le coaching qui m'a permis de travailler sur ces domaines. Je les avais identifiés, mais je ne savais pas comment aborder certains d'entre eux. Ma coach m'a aidée à comprendre les croyances qui y étaient liées, pour aligner ma vie sur ce que je souhaitais. C'est une des raisons qui m'ont poussée à me former au coaching : j'ai pu expérimenter la puissance de cet accompagnement, si simple et pourtant si pertinent.

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